Adrien Fustierune épopée extraordinaire
|
Salut les gars, bon, le week-end dernier (15 et 16 mars) on a décidé de partir avec les fritz tester les stations de ski de notre province de l’Ontario, direction Blue Mountain, réputée meilleurs station du coin au nord de Toronto, à 2 heures de route. Ruth et moi louons un Chrysler PT Cruiser, nous tournerons au volant. Départ samedi à 6h du mat’, nous arriverons dans les temps en bas de la colline qui fait office de station star. Explication : en Ontario, il n’y a pas vraiment de relief, mais il fait si froid, et la neige est si présente qu’une bonne colline fait l’affaire ! Après avoir loué nos ski Head, (de grosses merdes au passage car mes camarades teutonnes pingres ont tenu à louer dans une boutique lowcost en retrait de la station), direction le guichet à forfait, très cher, comme il se doit. Vient maintenant l’ascension du vertigineux domaine de Blue Mountain, bien équipé par un ensemble de télésiège débrayable efficace. Trois minutes plus tard, au sommet, l’air est difficilement respirable à cette altitude à cause du manque d’oxygène (blague). La grande surprise émane de la vue surprenante et magnifique du lac de la Giorgian Bay, l’un des grands lacs d’Amérique du nord. Skis aux pieds, on observe le lac à perte de vue, tel un océan, gelé à partir des cotes sur plusieurs centaines de mètres. Ce spectacle me marque 100 fois plus que Niagara, sûrement grâce cet horizon « marin » qui tranche avec l’environnement "montagnard". Nous skierons le samedi jusqu’à 16h environ, sur des pistes plutôt sympas en fin de compte, recouvertes d’une neige qui présente les caractéristiques d’une neige de printemps. Arrive le temps de gagner notre villégiature d’un soir, car demain on remet ça. Et là tenez vous bien. Pour rappel, Ruth et Clara participent à des opérations d’orthopédie en tant que stagiaires, et quand la seconde demande à son superviseur de chirurgien des conseils pour trouver une piaule sur place, celui-ci lui répond :
- mais pas de problèmes venez chez moi, j’ai un chalet !
Confuse : - c’est très sympa mais nous sommes 5 !
Grand prince : - on peut faire pieuter 10 ou 12 personnes je sais plus…
La puce à l’oreille, nous débarquons devant une immense baraque située à 300 mètres des pistes. Le patron nous accueille, escorté par 2 clébards très cabots. Nous positionnons nos godasses dans la pièce réservée à cet effet et équipée d’un système de séchage automatique ( !), puis nous gagnons le niveau – 1, qui nous est réservé, avec des piaules et des grands plumards partout. Une fois lavé et changé, direction la grand’ pièce, pour faire connaissance avec nos hôtes, prendre l’apéro et accessoirement ce taper peinard des tranches de saumon et autres mets fins. La femme du boucher est aussi médecin, on tape la causette. J’ai remarqué des affiches bien connues de Chamonix ou de la Suisse dans les couloirs, alors en discute et je leur raconte que j’ai un appartement là bas, la grande classe quoi, entre les grands de ce monde somme toute. Tout le monde est très sympa et chaleureux, un grand moment, on les remerciera chaudement. S’en suivra un repas arrosé d’un Chianti classé et d’une avalanche de bouffe. Après ce festin, nous atteignons le village de la station avec le fils et la fille de nos bienfaiteurs, par chance, la St Patrick commence à retentir dés le samedi soir, alors sans hésiter on se jette dans le pub irlandais central. Animé d’une ambiance retentissante, le lieu est bercé par l’excellent groupe de rock qui s’ébroue pour l’occasion. Pour calmer mes ardeurs, je balance quelques dollars sonnant et trébuchant sur le comptoir pour obtenir une de cette fameuse bière verte. Le tenancier me tend d’une main ferme l’étrange breuvage, qui se révéla dégueulasse (+1 pour le pitre de Saleen, Michigan). La soirée ne durera pas, car demain, ski. Lendemain matin. Mon premier petit dej’ civilisé, pour changer du donut et du french vanilla achetés chez Tim Hortons et avalés dans le métro de Toronto. Ce dimanche, le programme est un peu différent : nous skions l’après midi, et la nuit. La station ferme ces portes à 22h, comme beaucoup de domaines en amérique. Beaucoup de novices se gauffrent sur les pistes sombres, qui sont toutefois éclairées par de nombreux projecteurs. En effet, il faut un oeil de montagnard aguerrit pour relever les chaos de la piste quand la lumière se fait rare. Je décide tout de même de lever le pied pour éviter de transformer cette aventure nocturne en descente en barquette, et continuer d’admirer ce sombre et étonnant environnement. Bilan : Je suis à ski, sur une montagne canadienne, de nuit, avec un lac gigantesque devant moi, et un phare illuminé qui attend je ne sais quel rafiot… Peut être une des scènes les plus folles de mon épopée, jusqu’à ce que Rémi entame un show Tecktonik pour définitivement immortaliser cet instant (voir vidéo jointe). Retour à Toronto à 1h du matin, pour une nuit salvatrice. Lundi matin, je me rend à mon département en voiture pour la rendre dans l’après midi à proximité. Heureux comme pas deux, je parcours pour la première fois Younge Street au volant de mon PT Cruiser, radio rock, en longeant les buildings et les tours en verre de Bloor et North York Center, tout ceci par très beau temps ! Il faut rendre la voiture dans l’aprèm, dommage, mais je hais les boites autos !
Note: 4/5 - 12 vote(s).
Powered by
Kikooboo.com
(Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage)